LE COMPTE-RENDU – ACTE 2

Extraits du livre « 15 ANS DE MAFIA »
« …Sur le quai de la gare de Montparnasse, trois militaires en civil, ou du moins des supposés militaires se sont constitués en comité d’accueil. Les hommes n’ont rien de chaleureux, vêtus de costumes stricts, ils se dirigent aussitôt vers une voiture garée à l’extérieur de la gare. Un quatrième homme est au volant démarrant dès que nous sommes tous montés. La voiture roule sur le boulevard des Maréchaux quand l’homme à côté du chauffeur dédaigne me parler. Il tient à demander si le voyage en train s’est bien passé, si la vie est agréable dans un village, que des banalités d’usage. La voiture s’arrête au contrôle d’accès de ce qui est appelée la « cité de l’air » dans le XVème arrondissement, à proximité du périphérique sud…Durant toute la journée, l’emploi du temps au Cambodge est détaillé, les trafics révélés sont mis en doute puis acceptés devant les explications ponctuées de nombreux détails. La description d’un manuel d’utilisation de poisons détenu par les corses les laisse pantois… ».

cropped-200px-cecrops_i-e15020579877411.jpgPlusieurs jours sont passés entre le premier rendez-vous avec le colonel qui avait donné la mission d’infiltration. Ce rendez-vous avait coupé court. Le nom d’un commissaire de police ayant fait réfléchir l’officier. N’ayant plus de nouvelles, Franck en a profité pour aller voir Géraldine. Il apprend qu’elle a contracté des dettes durant ses semaines passées au Cambodge. Elle est surendettée et il ne trouve qu’à lui avancer de l’argent pour qu’elle s’en sorte. Préoccupée par sa situation, elle trouve néanmoins à lui dire qu’elle est toujours avec Rizzuto. Encore une attitude étonnante que de rester en contact avec un criminel d’enfants. Elle justifie sa décision pour mieux le manipuler. De quoi déconcerter Franck qui reprend la route pour rejoindre son domicile. Trois heures à réfléchir. Et l’attente continue. Le téléphone reste silencieux. Les services de renseignement doivent s’activer dans tous les sens pour neutraliser le réseau mafieux. Cela rassure Franck de le penser.

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L’appel téléphonique tant attendu arrive enfin ! Il prend ses consignes : il faut qu’il prenne demain le premier train. Des agents du service de renseignement l’attendront en bout de quai. Il n’est pas utile qu’il aille vers eux, ce seront eux qui iront vers lui.

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Comme convenu, le premier train est pris à Poitiers pour Paris. Le TGV est confortable, rapide. Tant et si bien qu’il a l’impression que le déplacement n’a duré qu’une fraction de minutes. En bout de quai, trois hommes se dirigent bien vers lui. Sans un mot, ils lui font signe de les suivre. Un homme devance les deux autres qui se placent derrière Franck. Comme comité d’accueil on aurait pu faire mieux. Une voiture les attend à l’extérieur de la gare, ou un quatrième homme, tout aussi peu souriant, est au volant. Après dix minutes de route à vive allure, la voiture s’arrête au contrôle d’accès de ce qui est appelée la « cité de l’air » dans le XVème arrondissement, à proximité du périphérique sud. Le contrôle les papiers des agents prend une minute par le planton en faction, il salue et ouvre la barrière pour laisser passer la voiture qui se gare au pied d’un immeuble à grande hauteur. Les hommes regardent dans le vide sans rien dire, empruntent un chemin pour se retrouver dans un ascenseur où l’ambiance est glaciale, chacun évitant de regarder l’autre.

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Franck se retrouve dans un bureau où plusieurs autres personnes l’attendent. L’un d’eux décline son identité, c’est le commandant Friant. « Je crois savoir que vous avez à nous dire des choses intéressantes de vos mois passés au Cambodge ? » dit celui qui est derrière son bureau. « Vous êtes rentré quand exactement ? » demande Friant. « Vous en avez parlé à qui ? Un policier français, nous a-t-on rapporté ». Il s’en suit une longue explication sur les circonstances de mes voyages au Viêt-Nam, les raisons des voyages au Cambodge, la rencontre fortuite avec les corses.

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Franck explique, ses interlocuteurs lui demande de répéter, de préciser. Tout est décortiqué, remis en cause. C’est un vrai interrogatoire où l’on tente de faire revenir Franck sur ses déclarations.

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Durant toute la journée, l’emploi du temps au Cambodge est détaillé, les trafics révélés sont mis en doute puis acceptés devant les explications ponctuées de nombreux détails. La description d’un manuel d’utilisation de poisons détenu par les corses les laisse pantois. Devant la perplexité de Ses interlocuteurs, Franck divulgue qu’il a pris pour témoin Géraldine. Le plus ancien relève la tête alors qu’il est plongé dans l’écriture de ses notes, il regarde ses collègues, dit sèchement en ma direction « vous avez pris à témoin un pékin dans ce genre de ce merdier ? Mais vous avez pensé à quoi, c’est qui d’abord cette pouffiasse ? ». Tout ce petit monde est dans l’embarra, personne ne s’attendait à cette annonce. Un témoin, il ne manquait que ça ! Les questions tournent autour de sa présence aux côtés de Franck, son adresse, numéro de téléphone, historique de la rencontre avec elle. Un vrai casse-tête qui occulte les trafics rapportés.

Très embarrassés, ils prennent la décision de terminer la journée vers 19H00 et demandent à Franck de revenir les voir dans une semaine en précisant « Mais en attendant, ne parlez à personne du Cambodge. On va vous ramener à la gare, et restez tranquillement chez vous. Ce n’est pas la peine de téléphoner ou de voir la pute du gendarme. Je me suis bien fait comprendre ? ».

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Une semaine plus tard, le scénario de l’accueil à la gare se renouvelle. Mais dès arrivé dans le bureau, les officiers en civils rencontrés auparavant laissent leur place à trois autres hommes qui semblent être plus importants en grade ou qui proviennent d’un autre service de renseignement supplantant celui qui avait lancé la mission d’infiltration. Le ton change.

Les questions reprennent de plus belle. Qui, quoi, comment, où ? Pour cette troisième réunion à Paris, Franck a apporté une copie de la comptabilité de Triangle Holding attestant de la corruption des policiers commandés par le Lieutenant de police XXX. Toutes les remises d’argent en dollars y sont consignées, ainsi que les dépenses engagées pour faire des travaux d’aménagement dans plusieurs commissariats de police de Phnom Penh, les salaires des policiers, celui de Félicine, des journalistes français et cambodgiens. Les meurtres d’enfants, la pédophilie, tous les trafics sont expliqués en long et en large.

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Ce qui les intriguent maintenant n’est pas la pédophilie, le trafic de drogue ou Bonanno qui fait des transferts de centaines de milliers d’euros. Les questions s’orientent vers le trafic d’armes et cet ancien militaire que Rizzuto disait ne pas vouloir dénoncer car cela servait sa cause. Pour le trafic d’armes, ils attendent certainement des informations concernant les armes que pouvaient détenir les mafieux pour leur besoin personnel où pour leur commerce, mais cette histoire a l’air de les ennuyer. L’intuition interdit à Franck d’aborder la destruction des milliers d’armes sous mandat ONU.

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Géraldine est de nouveau traitée de tous les noms « Poufiasse, pute, cinglée, mythomane » pour scruter la réaction de Franck à l’annonce de ces noms injurieux. La tension est à son paroxysme quand la porte du bureau s’ouvre, les trois accompagnateurs du matin reviennent chercher leur colis. Cette journée abominable est terminée. Dans l’ascenseur, à celui qui devrait être le chef, Franck demande « vous en pensez quoi ? », il répond en le regardant froidement « ce que je peux vous dire est que si vous en parlez à qui que ce soit, je vous fais sauter votre pension militaire que vous comptez toucher. Parce que si j’ai bien compris vous allez quitter l’armée, c’est votre droit mais nous serons toujours à vous surveiller, d’être civil n’y changera rien. Préparez-vous à venir nous voir dès que nous voudrons. C’est bien compris ?

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Et nous ne devons jamais oublier, le Maître à penser…

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Ce livre retranscrit les notes prises par un militaire français employé par un des services de renseignement de l’armée. Les évènements se lisent à la recherche d’éléments permettant de dessiner les bras de la pieuvre mafieuse. De nombreux assassinats ont des prolongements sur d’autres affaires, le passionné peut ainsi les découvrir en menant une lecture attentive. Derrière une banale information sans intérêt peut se cacher des éléments expliquant des tragédies humaines.
Pour aider à décrypter ce livre, l’auteur a parsemé en filigrane des indices afin d’amener à comprendre des crimes que la justice n’arrive pas à élucider ou qui n’ont jamais été portés à sa connaissance. Plusieurs meurtriers pourraient y ainsi être cités mais ils ne sont pas désignés comme tels.
Ce livre ne s’appuie que sur des faits réels. Il reprend en partie ceux révélés par le livre « la mafia française, ses méthodes, ses réseaux ». Aucun fait ou désignation de personne n’avait été contesté.

Pour préserver la vie privée, les noms de certains protagonistes sont camouflés. D’autres sont clairement reconnaissables pour susciter une réflexion salutaire et interpeller la justice. Quelques faits et dates sont tronqués afin de protéger l’identité de témoins ou de victimes.

Les premiers lecteurs à réagir ont été les mafieux

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Informations complémentaires
Version papier : 32,00 € ISBN : 9782342152272
Version eBook : 16,99 € ISBN : 9782342152289
444 pages – Récit – Edition brochée

Comment commander cet ouvrage
Ce livre est disponible à la vente au format papier et au format numérique (eBook). Pour vous le procurer, connectez-vous sur le site Internet de la Société des Écrivains (www.societedesecrivains.com) ou commandez-le en librairies.

Relations presse
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e-mail : clemence@societedesecrivains.com – Tél. : 01 84 74 10 03
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7 commentaires sur “LE COMPTE-RENDU – ACTE 2

  1. Une autre affaire d’état suivant celle de benalla ou antecedente ? Nous avons une république bannière. Est-ce que les politiques du moment savaient que les services secrets voulaient camoufler les crimes dénoncés par cecrops ?

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  2. Ninon.. Benalla par ci, Benalla par la ! BENALLA ! Bien sûr que Benalla n’est que l’exemple de barbouzes de seconde zone issus de banlieues. Mais cela rien à voir avec les vrais barbouzes du livre. Oui il est possible que l’état a bien camouflé les trafics dénonce dans ce livre. C’est encore plus grave que l’affaire Benalla.

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